Un scandale !
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Un scandale !
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Notre combat
 
 

On va au(x) procès et à l'erreur judiciaire ?
ALORS QUE...

- Le long cheveu blond à blanc avec bulbe qualifié de "très long" par l'expert, cheveu prélevé dans la main gauche de Mme Descaves qui présentait "des lésions typiques de défense", a été EN TOTALITE détruit après analyse infructueuse dans le laboratoire en 1993. Mme Descaves a les cheveux teints en brun foncé et M. Dubois a les siens châtain et très courts. AVEC LA DESTRUCTION DE CET INDICE ESSENTIEL, ON A DETRUIT LA POSSIBILITE D'IDENTIFIER L'UN AU MOINS DES AGRESSEURS DE LA VICTIME.
Cependant, quoique détruit, ce cheveu a existé ! Avoir fait comme s'il n'avait pas existé est SCANDALEUX !

 

- Le médecin légiste qui avait fait les constatations sur place le 21 avril 1993, et effectué l'autopsie de la victime, avait cliniquement constaté que le degré de refroidissement du corps était de 1,017° par heure ; son rapport situe la MORT de la Principale ENTRE 13 ET 14H, AU PLUS TOT A 12H45.
DEUX ANS ET DEMI PLUS TARD, comme cette heure de la mort "ne plaît pas", un contre expert est mandaté pour étudier le rapport de son prédécesseur et les photos qu'il contient ; il retient - ARBITRAIREMENT - un degré de refroidissement du corps de 0,8° par heure, faisant ainsi remonter la mort à "assez près de midi", tout en concluant que ce chiffre est théorique "et peut être discuté" !

On croit rêver ! Discutable, mais pas discuté ;

- Au vu des constatations faites dans les bureaux le 21 avril 1993, des indices forts n'ont pas été dégagés : il y a du sang sur le bouton poussoir qui, dans le secrétariat, commande l'ouverture du portail élèves ; une FENETRE du bureau de Mme la Principale est retrouvée ouverte, un vantail repoussant le rideau, ce qui aurait dû amener à ne pas occulter l'hypothèse, qu'après le meurtre, le ou les agresseurs ont fui par la fenêtre qu'ils ont ouverte dans la précipitation et la panique ; qu'au vu du nombre de notices de notation faites après le départ de sa secrétaire comparé au nombre fait le matin, au vu de la présence inexpliquée sur un bureau d'un mazagran qui porte les traces papillaires de Mme Descaves, au vu de la cafetière rebranchée, sont corroborés les calculs du médecin légiste : MME DESCAVES A VAQUE EN TOUTE TRANQUILLITE A SES OCCUPATIONS TRES AU-DELA DE L'HEURE DU CRIME DECIDEE PAR LE COMMISSAIRE ET PAR L'ACCUSATION A SA SUITE.

- Au vu des localisations et déplacements des personnes présentes au collège après 12h le jour du meurtre, LE SEUL CRENEAU où aucune d'entre elles n'est près des bureaux va de 12H35 à 13H05 (voire 13H40, compte tenu des variations d'horaire du concierge).

POUR L'ACCUSATION, TOUT S'EST PASSé EN 5 MINUTES, DE 12H15 A 12H20, ALORS QUE C' EST TROP TOT ET QUE C'EST TROP COURT !

A CONTRARIO, NOTONS QUE DE 12h35 à 13h05 (voire 13h40), la voie est libre alors côté rue piétonne et le hall ouvert comme d'habitude...qui donne accès directement aux bureaux...et au cagibi où une encoche suspecte a été signalée (par la secrétaire et par le concierge).

Il faut savoir en effet que :

- Le concierge a déclaré au commissaire le 10 novembre 1995  (PV D418) : "Je dois vous dire que, le jour des faits, j'ai constaté que l'armoire à clés qui se trouve dans le cagibi avait une trace de coup que je n'avais jamais vue avant. C'est une trace qui se trouve juste au niveau de la poignée. Ce n'est pas moi qui l'ai faite. Pour faire une entaille comme cela, il faut d'ailleurs taper fort avec la porte. Je ne sais pas si cela a un rapport avec l'affaire de Mme Descaves, mais j'ai trouvé cela bizarre".

- Il semble que Mme Descaves se soit interrompue brusquement dans son travail d'écriture. SA PHRASE EST NON TERMINEE. Le bruit provoqué par le claquement de la porte du cagibi, juste en face de la porte de son bureau, pourrait expliquer qu'elle ait ouvert sa porte, aussitôt, pour voir ce qui en était... On est loin du scénario retenu par l'accusation, loin de 'l'hypothèse Dubois Pierre".

Revenant à celle-ci, il faut savoir encore :

- Que le jardinier déclare en 1993 et en 1994, n'avoir vu personne sur son chemin, alors qu'interrogé plus de 2 ans  plus tard par le commissaire, il dira à celui-ci qu'il a vu M. Dubois près de son logement à 12h20, en survêtement complet bleu clair, et le reconnaît sur une photo... Comme le "bleu clair" ne convient pas , l'acte d'accusation ne le mentionne pas, ou le transforme en "vert".

- Que la femme de ménage, qui a appris à M. Dubois le meurtre de Mme Descaves lorsqu'il est rentré d'Isle-Aumont le 21 avril vers 19h, déclare aux policiers en 1993: "Il m'a semblé vraiment surpris et sous le coup d'une émotion réelle", alors qu'elle AFFIRME en 1995 lorsque le commissaire lui pose la même question sur la réaction de Pierre Dubois : "Il est...comme affolé...comme un gamin en train de voler des bonbons...En le voyant dans cet état, je me suis dit que c'était lui qui avait tué Mme Descaves."
Il est vrai, qu'entre temps, elle est allée voir une tireuse de cartes qui l'a assurée de la culpabilité de "Pierre".

Ni le jardinier, ni la femme de ménage ne seront mis en face de leurs contradictions. Un trait est fait sur leurs premiers témoignages !

DES EVIDENCES EXISTAIENT POURTANT QUE L'ACCUSATION NE VEUT PAS VOIR :

- M. Dubois serait allé, puis revenu (dans un état qu'on peut imaginer d'après la sauvagerie - la boucherie selon certains témoins - constatée sur les lieux du crime), sans être vu, alors que l'atelier des agents d'entretien du collège et la cuisine où mangent d'autres personnes ce midi là, sont ouverts et que tous ont vue sur le chemin qui sépare les bureaux du pavillon qu'habite M. Dubois.

- Aucun bruit ni mouvement n'attire l'attention de ceux qui circulent près des bureaux autour de 12h15-12h20.

- Le pantalon de jogging vert-pomme "qu'aurait porté" M. Dubois pour aller "faire amende honorable" a beaucoup été expertisé... Sur ce pantalon, on ne retrouve ni traces de cirage des chaussures de Mme Descaves (alors qu'on en trouve sur le rideau du secrétariat), ni traces de sang, ni traces de fibres de la veste noire de la victime. ALORS QUE, sur l'avant gauche de cette veste, un mélange de 213 fibres est prélevé, dont plus de 50% de laine bleue et pour le reste, du coton, de l'acrylique, et des fibres animales. L'expert cible sur les seules fibres acrylique et coton (moins de 50% du mélange) et il conclut qu'elles sont comparables à celles qui composent le pantalon, endroit... et envers ! Des autres fibres (plus de 50% du mélange), il dira : "elles ne nous intéressaient pas" ; et il ne les transmet pas pour la contre-expertise !
Cependant, le mélange de toutes les fibres - laine, acrylique, coton, autres fibres - formant un TOUT INDISSOCIABLE existe : la composition de vêtements en maille des catalogues de La Redoute en témoigne. Que, dans la conduite et les conclusions de l'expertise chimique et l'analyse qui en est tirée, cela ait été "ignoré" est SCANDALEUX !

Pour la manifestation de la vérité, il faut ajouter et il faut savoir :

- que M. Dubois portait à la Chapelle Saint Luc, une tenue de ville (pantalon de velours côtelé bleu foncé) et qu'il n'est pas sorti de chez lui entre le retour de la poste vers midi et leur départ pour Isle-Aumont vers 13h15, comme en ont témoigné sa femme et sa fille. Il n'avait pas porté à La Chapelle Saint Luc le pantalon de jogging vert-pomme, mais à Isle-Aumont où il a passé l'après-midi du 21 avril. C'est ce pantalon, "découvert et saisi" sur une chaise de sa chambre à Isle-Aumont (là où Pierre Dubois l'avait laissé !) qui est devenu une pièce maîtresse qu'"on" n'en finirait pas d' "interroger". UN PANTALON QUI N'AVAIT PAS QUITTE ISLE-AUMONT !! UN PANTALON QUE PIERRE DUBOIS N'AVAIT PAS PORTE A LA CHAPELLE SAINT LUC !!

Nous avons gardé pour la fin le scandale le plus ENORME compte-tenu des moyens d'investigation scientifique qu'on est en droit d'attendre en ce début du IIIème millénaire : LE SCANDALE DES EXPERTISES BIOLOGIQUES ET GENETIQUES du contenu des 29 scellés qui avaient été réalisés lors des constatations et lors de l'autopsie.
Ces expertises auraient dû rechercher les traces laissées par les agresseurs de la victime, ce qui aurait conduit à leur identification et aurait obligé à innocenter qui est innocent. Elles ont failli à cette mission. TOUT N'A PAS ETE EXPERTISE ; CE QUI L'A ETE L'A ETE DE FACON INCOMPLETE.

- Notamment, AUCUNE TRACE N'EST RECHERCHEE SUR LE FIL TORSADE DU TELEPHONE QUI A SERVI A LA STRANGULATION-PENDAISON DE LA VICTIME et par lequel elle a été traînée de son bureau à celui de sa secrétaire...

- DANS LES FAITS, LES EXPERTISES GENETIQUES ONT ETE CIBLEES sur la recherche de la présence de l'ADN de Pierre Dubois. Son ADN n'étant pas présent dans ce qui est expertisé, elles concluent - TOUTES - que "M. DUBOIS EST EXCLU". Cela n'a pas suffi à l'accusation pour reconnaître l'innocence de cet homme, alors que le dossier est objectivement vide.

- Ces expertises génétiques N'ONT PAS CHERCHE LES TRACES DE LA PRESENCE DES AGRESSEURS de Mme Descaves : nous lisons dans les rapports : "mélange de génotypes" ; ou, au pluriel, "LES ADN extraits(...)sont différents de l'ADN de M. Dubois" ; ou, pour le cheveu d'" origine féminine", "Nous pouvons poursuivre son identification", CE QUI NE LEUR EST PAS DEMANDE ! ; ou encore qu'appelé en 1997 à expertiser les trois coupe-papier (dont celui du scellé n°6 retrouvé planté dans le ventre de la victime), un expert détermine "le profil d'une personne de sexe féminin"... sans pouvoir aller plus loin : il n'a pas reçu de sang de la victime pour comparaison ! Etc..., etc...

Or, nous savons par le rapport du médecin légiste que "la victime s'étant défendue férocement, il n'est pas impossible que certaines traces de sang correspondent à une blessure de l'agresseur" ; et qu'il y a "des éléments en faveur de la pluralité des agresseurs".
A quoi s'ajoute LE LONG CHEVEU BLOND AVEC BULBE, DETRUIT que la victime avait certainement arraché à l'un de ces agresseurs, ce cheveu ayant été prélevé dans sa main qui présentait des "lésions typiques de défense".

 

 

Comité de Soutien à P.Dubois
05/06/02