D'autres pistes...
les faits
Pourquoi Dubois ?
Qui est P. Dubois ?
Un coupable idéal
Invraisemblances...
Un scandale !
D'autres pistes...
Notre combat
 
 

Il y a d'autres pistes. Et qui conduisent à l'hypothèse d'agresseurs, étrangers au collège, ayant pu opérer dans le créneau allant de 12h35 à 13h05 (voire à 13h40) - seul créneau où aucune des personnes présentes au collège n'est près des bureaux. La voie est libre, alors, côté voie piétonne ; le hall est ouvert comme d'habitude - qui donne accès au couloir qui dessert les bureaux ; la fenêtre du bureau de Mme Descaves, retrouvée ouverte, un vantail repoussant le rideau, est "facilement franchissable de l'intérieur comme de l'extérieur". Et il y a l'entaille dans le cagibi en face du bureau de Mme Descaves, et ce qui l'a produite... Que cela ait été occulté est un scandale. Cela a été indiqué plus haut, sous ce titre.

Au titre de ces autres pistes, notamment, celles qui prendraient en compte le bruit de la porte claquée du cagibi - là juste derrière la porte de son bureau - qui a pu faire que Mme Descaves, surprise, soit allée voir précipitamment ce qui en était laissant interrompue la phrase qu'elle était en train d'écrire :

- La piste de Nogent-sur-Seine pointée par la famille de la victime en 1993 et encore en 1994 ne sera pas ouverte.

- Des pistes qui conduisent au milieu de la drogue ; de la ^piste Karim A., le commissaire affirmera qu'elle a été "soigneusement vérifiée", ce qui est contredit par les pièces au dossier. Cette piste restait ouverte. Des vérifications avaient été faites, à compléter. Il faut savoir que, quelques six mois après le drame, sur information anonyme, le SRPJ de Reims a été amené à enquêter sur des personnes liées au milieu de la drogue. Elles ont été placées en garde à vue. L'une d'elles, Karim A. - relaché après une courte incarcération - demeure mise en examen. En décembre 1994, l'audition de Mohamed L. apporte, si besoin en était, crédibilité à cette piste. En bref : Karim A., en manque, serait allé dans le collège récupérer sa "came" qu'il y avait cachée. Surpris par "une bonne femme", il l'aurait "plantée" avec un "truc à lettres" trouvé sur place, et aurait dû la "finir". Il avait eu envie de vomir... Il s'était confié à sa "demi-soeur". Il aurait réitéré ses confidences au "fiancé" de cette "demi-soeur", une nuit d'août 1993 où il s'était réveillé en sanglots dans la cellule qu'ils partageaient (avec un troisième détenu jamais entendu) à la maison d'arrêt de Troyes (Karim, emprisonné depuis le 26 avril, son confident depuis mai, l'un et l'autre pour différentes affaires de drogue).

 

Devant la police et devant le juge d'instruction, en novembre 1993, Karim A. soutiendra avoir pu dire qu'il avait "zigouillé la femme du collège", mais qu'il na l'avait pas fait : il s'en était "vanté". Sans investigation complémentaire et sans mise en coordination avec les constatations, le commissaire écarte 'l'hypothèse A. Karim" d'un jugement définitif : elle est "invraisemblable".

Vu les PV au dossier de "l'affaire Descaves", des compléments d'investigation attendaient concernant :

  • l'enquête que Mme Descaves avait entreprise - seule - depuis trois mois environ sur les problèmes de racket et de drogue dans son collège ;
  • et de même, ce que, selon Karen P., Frédéric "savait"... et le devenir de ce Frédéric qui, après les faits - aurait été blessé par arme blanche et avait disparu. Avant l'arrivée du commissaire, il avait été recherché en vain jusqu'au 24 avril 1995, en vue de l'identifier et l'entendre.

Mme Descaves entretenait des relations de travail étroites avec des éducateurs d'un foyer éducatif accueillant des adolescentes en mal de vivre, scolarisées au collège (Karen P. étant l'une parmi d'autres). Entendus sur PV le 21/09/1994, ces éducateurs ont témoigné des soupçons dont la Principale leur faisait part concernant des élèves et anciens élèves, leur demandant s'ils les reconnaissaient sur photos. Elle avait constitué un dossier, aurait dit qu'elle était prête d'aboutir et qu'elle ne garderait pas ses conclusions pour elle toute seule. Quatre jours avant le drame, elle avait encore appelé l'éducatrice à venir la rencontrer au collège, à son bureau : c'était le samedi matin 17 avril 1993. Les deux éducateurs jugeaient qu'elle devait passer la main à la police. Lorsqu'ils avaient appris le meurtre, ils avaient tout de suite pensé à son enquête sur la drogue et le racket. Selon Karen P., Frédéric "savait" et - avec Adil - il aurait vu deux individus s'échapper en franchissant le grillage du collège près du portail-élèves. Description précise. Karen avait ajouté que plusieurs semaines plus tard, "Frédéric a été sérieusement blessé (...) suite à une agression" et hospitalisé.

  

Comité de Soutien à P.Dubois
05/06/02